Il existe un nombre incroyable de séries. De tous les genres. Parmi ces séries, certaines font date, d’autres deviennent cultes et enfin, certaines très rares changent de manière significative la façon dont sont créées les séries ultérieures. Nous nous intéressons aujourd’hui à une série de la seconde catégorie, devenue culte à raison : Fringe.

Pour ceux qui n’auraient pas encore découvert cette excellente série, commençons par en faire le portrait. C’est une série qui a été diffusée de 2008 à 2013 sur la FOX aux USA et qui compte 5 saisons (4 complètes et une demi). La série a connu des baisses d’audience continues lors de sa diffusion aux USA et la Fox décida en 2012 d’arrêter la série à la fin de la saison 4, bien que l’intrigue appelle clairement à une saison 5. Une fois n’est pas coutume, l’ardeur des fans a payé et la Fox a finalement commandé une cinquième saison de 13 épisodes, qui a permis à la série d’atteindre son dénouement tant attendu.

 Revenons à nos moutons, ou plutôt à notre vache Marguerite, personnage très important dans la série.

L'équipe au complet

L’équipe Fringe au complet, et aussi un peu de vent

Nous suivons dans cette série les aventures de l’équipe Fringe (marginal en français), une section spéciale au sein du FBI qui enquête sur les phénomènes « bizarres ». L’équipe d’enquêteurs se compose principalement de trois personnages. Olivia Dunham dirige l’équipe et est en fait la seule qui soit agent du FBI. Elle est accompagnée de Walter et Peter Bishop. Walter est un savant fou qui souffre de problèmes psychiques, ce qui lui a valu un internement de 17 ans. Son fils Peter est celui qui aide Olivia à recruter Walter et qui s’intègre petit-à-petit dans l’équipe.

Si le résumé ne fait pas spécialement rêver, c’est aussi le cas de la saison 1. La première saison se déroule en dents de scie, avec certains épisodes excellents, et d’autres juste passables. Dans cette première saison, c’est comme si la série cherchait son modèle. Elle oscille entre épisodes de série policière (sans continuité entre les épisodes) et thriller avec des indices sur la fin de saison ou des éléments sur la vie de Walter Bishop. Si des séries comme « Supernatural » ou « X-Files » ont brillamment relevé le défi de marier ces styles, force est de constater que « Fringe » n’a pas réussi.

Les équipes de la série l’ont bien compris. Et au fur à mesure où l’histoire se complexifie, la série se déroule de plus en plus comme un thriller avec une histoire unique qui se continue à travers les épisodes. La saison 2 est à ce point de vue une réussite. La première saison a posé les personnages centraux ainsi que l’univers fantastique de la série. La seconde saison se concentre donc sur l’intrigue et se permet le luxe de revenir sur quelques indices disséminés dans la saison 1 afin de les expliquer. Les saisons 3 et 4 continuent sur la lancée en mettant en place un univers étendu et cohérent, jusqu’au dénouement de l’intrigue principale. La saison 5 quant à elle présente une histoire différente, bien qu’introduite elle aussi dès la première saison par un personnage énigmatique.

Ces indices sont une des grandes forces de la série. Les scénaristes ont placé tout au long des épisodes de la série des indices et des personnages dont on ignore tout et qui trouvent leur explication bien plus tard. Et sans avoir déjà vu la suite de la série, il est tout simplement impossible de deviner. C’est pourquoi cette séries est à regarder dans son intégralité au moins deux fois.

L’autre force de cette série, ce sont ses acteurs :

Eh oui, je parle de la vache

Eh oui, je parle de la vache

Chacun des acteurs trouve parfaitement sa place dans le/les rôles qu’il joue et il est facile de s’attacher aux personnages. Mention spéciale à John Noble qui joue le savant Walter Bishop (à droite sur l’image). Son interprétation est magistrale de bout en bout, dans tous les registres. Walter Bishop est par ailleurs le personnage le plus travaillé et le plus compliqué de la série.

Si vous n’avez pas eu la chance de voir cette série, jetez-vous dessus, vous ne serez pas déçus. Et si vous l’avez déjà vue, mais une seule fois, alors replongez-vous dedans. Fringe, c’est de la SF culte.