La disruption, selon son auteur (Jean-Marie Dru) qui en a déposé le terme il y a 24 ans, est une « innovation de rupture innovante par opposition à l’innovation incrémentale, qui se contente d’optimiser l’existant ».

En clair, c’est faire différemment par rapport au passé grâce à la technologie. C’est un peu comme un embranchement ferroviaire qui change votre manière de voyager.

C’est ce qui est en train de se produire actuellement dans le secteur audiovisuel et les média, c’est à dire l’industrie du cinéma et de la vidéo, de la télévision, de la presse et de la radio. Tous les acteurs de l’ancienne économie sont impactés par cette disruption qui a gagné du terrain et dont les effets sont visibles aujourd’hui. Pour la grande majorité d’entre eux, ils ne se sont pas suffisamment adaptés – pour différentes raisons – au nouveau paradigme économique digital.

Parallèlement, un autre phénomène intéressant a vu le jour : la désintermédiation. En décodé (merci Canal;), c’est la suppression des intermédiaires dans un circuit de distribution. En réalité, on s’aperçoit qu’on supprime les intermédiaires (historiques) pour en placer d’autres. C’est ce qu’on appelle une ré-intermédiation.

Le chemin d’un point A vers un point B n’est pas toujours la ligne droite…

 

Avec internet, notre mode de consommation a changé.  Du coup, des acteurs issus du web comme youtube ont pris une importance significative et ont engendré une nouvelle habitude de consommer l’audiovisuel.

Avant (souvenez-vous ;), votre film amateur devait être apporté à la Fnac ou autre spécialiste pour être développé (2 semaines). Ensuite, tout content vous insériez la k7 dans l’instrument adéquat pour visionner vos vidéos éventuellement sur votre écran de télévision en compagnie de vos amis. Aujourd’hui, c’est votre vidéo prise par votre smartphone en cinq secondes qui se retrouve partagée avec la planète ! C’est pas pareil…

La disruption et la ré-intermédiation sont une réalité. Il est sans doute préférable de les accepter et surtout de se les approprier plutôt que d’essayer de les combattre ?

Quoi qu’il en soit, une remise à plat du système est toujours intéressante car c’est un nouveau commencement.