Preacher, le badass

The Preacher est dans la place !

The Preacher est dans la place !

Le 22 mai dernier, le personnage emblématique de Garth Ennis, Jesse Custer alias « Preacher » a débarqué sur AMC. Les premiers épisodes ont été diffusés et nous pouvons désormais donner un premier avis sur la série et son potentiel.

Lorsqu’une série est tirée d’ouvrages pré-existants, elle s’expose toujours à plusieurs risques. Tout d’abord, elle peut ne pas être fidèle à l’œuvre originale et décevoir les fans. Elle peut aussi manquer d’ambition et d’envergure, et tomber ainsi rapidement dans l’oubli. Heureusement pour la série « Preacher », il n’en est rien, puisqu’en quelques épisodes seulement, les éléments du succès sont au rendez-vous.

L’histoire

Pour ceux qui n’auraient pas été familiarisés avec le comic ou le personnage, voici un petit résumé. La série suit les aventure de Jesse Custer, piètre prêtre d’une petite ville du texas. Nous en savons peu sur le personnage, hormis qu’il a un passé trouble et que sa prêtrise est due à une promesse faite à son père. Jesse est rapidement habité par une entité inconnue, qui lui donne un pouvoir particulier, celui d’être obéi lorsqu’il donne un ordre (S’il prononce les paroles avec le ton souhaité). N’ayant dans un premier temps pas conscience de ce pouvoir, il s’échine à être le meilleur prêtre possible. Plusieurs personnes gravitent autour de lui, de la simple paroissienne éprise de lui, jusqu’au vampire nonchalant Cassidy. Recette pour un joyeux bordel.

Mise en scène aux petits-oignons

Tout d’abord la mise en scène, élément très important, bien que subjectif, a été ici soignée. Rythmes travaillés, esthétique propre et transitions soignées sont au rendez-vous et permettent à la série de garder un rythme entraînant tout en prenant le temps de s’attarder sur les détails. Le réalisateur se permet de prendre le temps de montrer des paysages, de faire des gros plans sur l’herbe ou plusieurs travellings bien sentis, qui permettent au spectateur d’assimiler correctement les évènements présentés dans la scène précédente.

En bref, cette série a su imposer en seulement quelques épisodes son univers au travers d’une esthétique et d’un rythme particuliers, signe des séries qui savent se démarquer.

Les acteurs

Joe Gilgun interprète avec Brio le vampire Cassidy, totalement déjanté

Joe Gilgun interprète avec Brio le vampire Cassidy, totalement déjanté

Aux côtés de Dominic Cooper qui interprète le preacher, on retrouve peu de têtes connues, et ce n’est pas plus mal. Le rôle du vampire déjanté est tenu par Joseph Gilgun, déjà vu dans l’excellente série anglaise « Misfits ». Il tient le rôle à merveille et sera certainement un des personnages préférés des spectateurs.

L’acolyte de Jesse, « Tulip » est interprétée par Ruth Negga que l’on a aperçu récemment dans la série « Marvel’s Agents of Shield ». Elle dégage beaucoup de charisme et interprète très bien ce petit côté psychopathe de son personnage du comic.

Chez Central-Series, nous sommes aussi particulièrement fans de « ArseFace » (littéralement, « tête de cul »), qui bien que n’étant pas à proprement parler un personnage principal, est bien maquillé et bien interprété par le jeune Ian Colletti.

Mais pourquoi ce surnom de Arseface ?

Mais pourquoi ce surnom de Arseface ?

La distribution a donc été soignée et les acteurs interprètent très bien leurs personnages. Une raison de plus d’attendre avec impatience les prochains épisodes, peut-être prochainement sur Central-Series.