A la recherche du paysage audiovisuel personnel

Pendant des années, nous avons été habitués au « Paysage Audiovisuel Français » (PAF). A l’entendre, cela sonne comme dans le film La gifle que se prend Sophie Marceau par Lino Ventura ;).

Depuis les années 90, les canaux de diffusion n’ont cessé de se multiplier entraînant aujourd’hui une concurrence accrue entre des chaînes de groupe différents mais aussi au sein d’un même groupe. Le câble et la TNT ont rajouté de l’huile sur le feu en balayant le duel historique TF1 vs France Télévisions par une augmentation de l’offre audiovisuelle qu’elle soit gratuite ou payante. Imaginez 400 chaînes !..

Un dernier tour pour se refaire ?

Un dernier tour pour se refaire ?

Qui dit multiplication de l’offre, dit forcément augmentation de l’audience et donc publicité. Mais voilà le hic. Pour les acteurs du secteur, cette redistribution des cartes est un peu tardive. Car depuis les années 2000, le PIF, le Paysage Internet Français veille et tout à coup, s’ébranle !

Les réseaux sociaux explosent et de nouveaux moyens d’expression apparaissent ainsi que de nouveaux modes de consommation. L’audience des chaînes télé baisse, son audimat vieilli et une grande partie de sa programmation s’uniformise principalement pour des raisons de coût.

C’est ainsi qu’apparaît petit à petit le Paysage Audiovisuel Personnel. Le PAP messieurs dames ! Eh oui, car les émissions de télévision chez les grands parents lorsqu’il pleut dehors, c’est fini ! Aujourd’hui, de nouveaux formats plus courts sont apparus pour des supports de lecture différents (mobile, tablette, TV). Les usages ont changé, le terrain de jeu [audiovisuel] des consommateurs est devenu mondial et partagé. La grille de lecture est délinéarisée et surtout se personnalise. Le problème n’est plus de choisir mais de chercher ce qui nous convient et surtout de créer sa propre expérience en en maîtrisant les moyens.

Chacun se construit son univers audio-vidéo comme il l’entend en picorant à droite et à gauche. Le comportement de l’ex-téléspectateur est devenu volatile car il vit dans l’immédiateté des réseaux et des communautés qui se forment sur internet. Bien sûr les groupes de média traditionnels essaient de stopper l’hémorragie mais il est déjà trop tard…